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Le deuil n'a pas d'ordre fixe : comment le porter

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Publié: 2026-07-21Mis à jour: 2026-07-21

Le chagrin qui suit la perte d'un être cher ne s'accompagne d'aucun mode d'emploi. Et pourtant, on entend souvent « les cinq étapes du deuil » et l'on en vient à croire que la peine, elle aussi, suit un ordre fixe. Ce malentendu peut peser davantage sur celui qui reste.

Le deuil n'est pas un escalier

Déni, colère, marchandage, dépression, acceptation. Ces cinq-là n'ont jamais été des marches que l'on gravit dans l'ordre. Ce ne sont que des noms pour les nombreux états qui traversent le deuil.

Certains jours vous allez bien, puis une seule mesure d'une chanson vous fait retomber. En colère, puis rongé de manque ; calme, puis submergé de culpabilité. Tout cela, mêlé, allant et venant — voilà à quoi le deuil ressemble vraiment. Nul besoin de vous reprocher de « ne pas avoir atteint l'acceptation ».

Ce qui est fréquent les premières semaines

Le corps et l'esprit vacillent ensemble. Tout ce qui suit est fréquent :

  • pas d'appétit, ou l'inverse — une faim constante
  • du mal à s'endormir, ou des réveils fréquents la nuit
  • l'impression d'entendre sa voix ou ses pas
  • l'impossibilité de se concentrer ; oublier ce qu'on vient de faire

C'est la façon dont le corps digère une perte trop grande pour être saisie d'un coup. Chez la plupart, cela s'adoucit, peu à peu, avec le temps.

Ne vous demandez pas si vous êtes « normal »

Le deuil n'a pas de durée fixe. Celui qui reprend le quotidien en quelques semaines et celui qui s'effondre encore un an plus tard sont tous deux normaux. Plus vous avez aimé, plus le deuil est long.

Il y a des signes, cependant. Si le sommeil, les repas et le travail restent brisés longtemps, et que même prendre soin de soi devient trop lourd, ne l'endurez pas seul. Parler alors à un professionnel, c'est prendre soin de soi, non une faiblesse.

Le deuil ne s'efface pas : il se porte

« Le temps guérit » n'est qu'à moitié vrai. Le chagrin ne disparaît pas tout à fait. Sa taille peut rester la même, mais le monde dans lequel vous le portez s'élargit lentement autour de lui.

En chemin, il aide de ne pas repousser la mémoire. Se rappeler les bons moments, écrire une ligne à la fois dans un journal du souvenir, laisser un jour comme le premier anniversaire devenir un lieu où l'honorer. Faire son deuil n'est pas un processus d'oubli — c'est accueillir la personne dans sa vie d'une manière nouvelle.

Vous avez le droit d'aller lentement. Le deuil, après tout, n'a pas d'ordre fixe.

Questions fréquentes

Est-il normal de traverser les « cinq étapes du deuil » dans l'ordre ?+

Non. Déni, colère, marchandage, dépression et acceptation n'ont jamais été des marches que l'on gravit dans l'ordre — elles nomment les nombreux états qui vont et viennent dans le deuil. Être calme un jour et s'effondrer le lendemain est plutôt naturel. Ne pas les traverser « dans l'ordre » ne veut pas dire que vous vous y prenez mal.

Des mois ont passé et je ne vais pas mieux. Est-ce anormal ?+

Le deuil n'a pas d'échéance. Plus vous avez aimé, plus vous avez partagé, plus le deuil dure. Cela dit, si le quotidien reste brisé longtemps — sommeil, repas, travail durablement difficiles —, mieux vaut parler à un professionnel que de le porter seul. C'est prendre soin de soi, non une faiblesse.

Je ne sais pas comment parler à mon entourage.+

Vous n'avez pas à faire semblant d'aller bien. « En ce moment, c'est dur » suffit. Beaucoup ne savent tout simplement pas consoler ; tâchez de ne pas être blessé par une réaction maladroite. Décider qui vous voulez près de vous et quand vous préférez le silence fait aussi partie du deuil.

Quand vous serez prêt à faire vivre le souvenir

Commencez par une courte note, une photo ou une date à ne pas perdre. Jaesim réunit souvenirs et rappels d'anniversaires, gratuitement.